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Question posée par mail
Pourriez-vous me donner la liste des actions concrètes sur lesquelles
s'engage GM, lors de la prochaine législature, en ce qui concerne le futur
passage du RER sur le tronçon de la rue des archives, dans un soucis de
préserver le calme des lieux et l'environnement.
Le problème du tronçon de l'avenue des Archives est encore plus complexe que le reste du tronçon Gare de Boitsfort-Gare de Watermael.
En effet, la SNCB a proposé une mise sous tunnel ou sous "casquette" à partir de la Gare de Boitsfort jusqu'à l'entrée de la rue des Archives (côté Glaverbel). Cette initiative a quelque peu atténué les inquiétudes des habitants de la rue des Chênes et encore plus celles des habitants des immeubles (Séquoias, Pins Noirs, ...) qui, eux verraient plutôt une nette diminution du bruit. Par contre, la sortie du tunnel ne peut s'imaginer sans ce que l'on appelle, je crois, les pics d'émergence à chaque passage de train rapide. Et là les habitants de la rue des Archives seront aux premières loges !
La SNCB a donc prévu des murs anti-bruits (appelés murs verts parce qu'on peut y faire pousser une chétive verdure) qui barreront la vue en même temps que le son. Cependant, rien n'est prévu pour compenser les vibrations qui sont ressenties d'une façon très différente d'un point à l'autre du trajet de la ligne en raison d'une grande variabilité dans le sous-sol maintes fois remanié de cette partie de notre commune.
La position de GM reste très proche de celle des membres de Alternative 161 : il est possible de faire passer le trafic même plus important que maintenant (il a été plus important dans le passé) sur deux voies, à condition de ralentir les rapides (avez-vous déjà été en Eurostar à Londres ?) comme c'est le cas dans toutes les capitales européennes. 160 Km/h en agglomération est un non-sens !
D'autre part, j'ai personnellement fait connaître aux associations de riverains des travaux récents concernant la physiopathologie du bruit et des vibrations ainsi que les risques liés aux manipulations du ballast pendant les travaux. Il est inconcevable que la SNCB utilise des normes obsolètes comme base de ses études, de plus il est bien connu que la SNCB n'existera plus dans son statut actuel d'ici peu et il faudra bien voir quelle société sera responsable des dépassements de normes ...
Concrètement, si nous sommes partie prenante des décisions au niveau communal, donc dans la majorité (ce qui semble tout à fait possible), nous tiendrons les engagements pris soit proposer de refuser d'avaliser les projets tels que présentés et obtenir des pouvoirs régionaux qu'ils reconnaissent le danger que représentent pour nos concitoyens les travaux projetées.
Nous lutterons pour que les normes en matière de nuisances soient basées sur les normes OMS: on travaille pour les trois générations à venir nom d'une pipe ! Ce faisant on peut espérer que la seule solution restante soit de réduire la vitesse et donc abandonner les deux voies supplémentaires.
Mais il faut le pouvoir.
Si nous restons dans l'opposition, je suis perplexe car, lors d'une réunion récente où les comités de quartier interrogeaient des représentants des diverses listes, j'ai entendu deux de ces représentants dire que les jeux étaient faits et qu'il fallait "faire avec" en nommant un surveillant des travaux.
Nous pourrions nous battre en soutenant les associations de riverains, en sensibilisant les conseillers d'une éventuelle majorité dont nous serions absents ...
Il avait aussi été question de faire appel à un avocat pour défendre bec et ongle le droit des citoyens, cela pourrait être un recours auquel, si c'est légalement permis, la commune pourrait s'associer.
Enfin, je voudrais bien préciser que nous ne sommes pas inquiets en matière de nuisances par le RER qui lui est un trafic peu bruyant, et relativement peu dérangeant. Ce sont les trains à grande vitesse qui se glissent dans l'ombre moralement protectrice du RER qui nous inquiètent.
Par ailleurs le ministre Charles Picqué, lors d'une réunion organisée par une asbl dépendant du PS local (vous voyez que nous sommes oecuméniques), a bien dit que le RER trop performant l'inquiétait parce que c'était un moyen de permettre à bien des gens de travailler à Bruxelles et d'habiter en dehors, donc de ne pas payer d'impôts à Bruxelles qui s'apauvrira d'autant plus: c'est une donnée à prendre en compte évidemment mais est-il possible de changer les lois, surtout en période de tensions communautaires ?
Voilà ce qui est notre point de vue tout en rappelant que nous sommes dans un état de droit, qu'il y a des limites aux possibilités d'aller à l'encontre de décisions de l'État, mais qu'il faut aller jusqu'aux limites.
Bien cordialement,
Dr J.Cl.HARIGA
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