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Conseil
communal du 19 mars 2002 - Antenne
GSM
Madame la Présidente,
Mesdame,
Messieur,
L'installation
d'une antenne GSM est tributaire de 3 types de conditions :
des conditions de réseau
des conditions environnementales
des conditions urbanistiques
Si les conditions
de réseau sont du ressort exclusif des opérateurs, il n'est cependant pas rare
qu'une commune soit interpellée par ses habitants lorsque la couverture du réseau
GSM est insuffisante sur son territoire.
C'est le cas A
Watermael-Boitsfort
- pour le Coin du Balai (pour 2 opérateurs en particulier)
- pour les environs de la Place Keym.
Cette dernière
demande, cette dernière pression a encore augmenté lorsque le collège précédent
a eu le courage de mettre les scellés sur une antenne installée sans permis
mais qui assurait une couverture " confortable " de la commune.
Il n'en reste pas
moins vrai que la commune est SURTOUT concernée par les aspects environnementaux
et urbanistiques.
A ce sujet, le
collège précédent avait clairement pris position et défendait une position en
pointe en Belgique et unique à Bruxelles.
L'application du
principe de précaution exigeait comme condition indispensable le non-dépassement
de la norme électromagnétique de 3V/m imposée par l'Europe. Ensuite, et ensuite
seulement, les conditions urbanistiques intervenaient.
L'application de
ce principe limitait de facto les lieux d'implantation des antennes GSM à WB
à 3 sites :
- L'église Saint-Hubert
(avec des restrictions)
- le triangle SNCB compris entre Vandervelde et Brillant
- le Stade des 3 Tilleuls.
NB : L'affinement
des formules de calcul que l'on connaît actuellement peut entraîner des possibilités
d'autres sites.
Dans le stade des
3 Tilleuls, le 2ème opérateur historique a été le premier à introduire une demande
de permis à la REGION. Et à l'obtenir en l'absence d'avis de la commune.
En effet, là aussi,
le collège n'avait pas pu trancher entre les positions opposées de ses membres,
en matière d'esthétique, donc d'urbanisme.
Mais cela avait
peu d'importance puisque son accord était indispensable pour la réalisation
des travaux pour lesquels le permis avait été octroyé.
L'opérateur en
question a bien compris la situation. II n'a pas insisté et depuis le permis
est devenu caduc.
La même situation
a prévalu pour le permis dont il est question aujourd'hui.
La demande initiée
sous l'ancienne majorité par le 1er opérateur, agissant pour son propre compte,
a été instruite. Une autre demande introduite par le 3éme opérateur a été gelée
car elle se greffait sur la demande du 1er permis sans apporter l'accord du
1er opérateur concernant le partage du mât.
En tout état de
cause, le critère de précaution des 3V/m devait être respectés. Durant les derniers
mois de la législature, le collège a essayé de mettre à charge des opérateurs
le coût de l'étude préalable par l'ISSEP (l'Institut Scientifique de Service
Public). Cela n'a pas été possible car les demandes formulées à l'ISSEP doivent
émaner d'un pouvoir public. Ce point fera l'objet d'une première proposition
in fine.
Le même clivage
que pour le 1er permis Mobistar divisa le collège et aucun avis ne fut donné
à la région.
Cela n'avait pas
d'importance puisque le collège et le conseil gardaient la maîtrise du dossier
en tant que propriétaire des lieux.
Mais le collège
changea de composition et apparemment d'avis.
En effet, le 16
octobre 2001, le collège présentait, à la hussarde, une convention de bail avec
Belgacom au vote du Conseil Communal.
Cette convention
ne put même pas faire l'objet d'un travail en commission suite au refus de la
demande d'ajournement par 16 voix ( LB et Ecolo) contre 9.
En ce qui concerne
les travaux d' exécutions,
- en confrontant
les plans et ce qui est actuellement réalisé,
- en tenant compte des courriers existants,
on peut dire, que si les intentions manifestées sont concrétisées,
- l'antenne sera implantée a peu près où cela était prévu
- les travaux non prévus pourront faire l'objet d'une remise dans leur état
et/ou en conformité avec le permis d' urbanisme.
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Par contre, en ce qui concerne la végétation, la gestion du dossier a été pour
le moins fort légère.
Cela est d'autant
plus regrettable que le site en question avait, après des simulations faites
en septembre 2000, été proposé par la bourgmestre car l'antenne y aurait été
mieux camouflée par la végétation.
Rappelons que la
demande de permis introduite par Belgacom indique "pas d'arbre à hautes tiges
à abattre" et que les cables sont amenés par l'arrière de la tribune.
Or, le constat
régional d'infraction signale, à charge de Belgacom,
o 1 arbre cassé
o 1 arbre blessé
o 3 arbres partiellement ensevelis
o les racines d'un arbre mis à nu
mais aussi, à charge
de la commune, l'abattage, en urgence, de 2 arbres malades (un chêne et un hêtre)
pour lesquels la région demande une procédure de régularisation.
A ce propos, la
commune se défend mal.
Elle fait référence
à un rapport d'inspection d'un fonctionnaire communal des Travaux Publics.
D'abord, ce rapport
du 07/12/2001 ne dispense pas la commune de l'obtention d'un permis d'abattage.
Tout au plus peut-il étayer cette demande.
Ensuite, ce, rapport
n'est pas accompagné de l'avis de l'expert habituel de la commune. Pourquoi
?
Enfin, quand ce
rapport ne concerne aucun arbre situé dans la zone Belgacom, on peut se poser
de nombreuses questions.
Pire, à part l'amendement
d'ordre " littéraire ", toute amelioration du texte en faveur de la commune
et de ses habitants fut repoussée majorité LB-Ecolo contre opposition PS-GM,
Parmi les 19 amendements
rejetés, on trouve à titre d'exemples :
- L' article 1 devra faire référence à l'ordonnance de police administrative.......
- le bail est conclu sous la condition suspensive que le cumul des charges produites
par les 3 opérateurs respecte la norme des 3V/m dans les zones où peuvent se
trouver des personnes pendant des périodes prolongées, en cas d'infraction constatée
aux permis d'environnement et d'urbanisme, il sera mis fin automatiquement au
bail.
- et qu'il soit démontré que ces améliorations diminuent l'exposition du voisinage
aux champ magnétiques
- à condition qu'il n'y ait pas de modification des caractéristiques techniques
sensibles des installations. En cas de modifications l'autre opérateur devra
prouver que l'exposition aux champs magnétiques n'est pas augmentée
- pour autant que la norme de 3V/m soit toujours respectée dans les zones où
peuvent se trouver des personnes pendant des périodes prolongées
- et n'entraîne pas de dépassement de la norme de 3V/m au niveau des habitants
Il est donc
contraire à la vérité de dire et d'écrire que :
- en tant qu'échevine, j'assume une décision prise par l'ancienne majorité
- la décision d'octroyer le permis de bâtir a été prise par l'ancienne majorite.
Il faut donc
dire :
La décision a été prise par la Région et l'actuelle majorité a fait sauter
le verrou que son titre de propriété lui donnait.
II est tout aussi
contraire à la vérité d'affirmer que l'ordonnance de Police administrative prévoyant
un plafond de 3 V/m a été votée sous l'impulsion de l'échevine de l'Urbanisme
lors du 2ème conseil communal de la législature alors que ce point a été mis
à l'ordre du jour, et le texte déposé, pour le 1er Conseil communal par un conseiller
communal.
A ce propos, il
faudrait peut être que l'échevine de l'urbanisme prenne la peine, comme le prévoit
la loi communale, d'informer " officiellement " le Conseil Communal de la valeur
de cette ordonnance de Police administrative en mettant, avec un an de retard,
la décision de la tutelle à sa disposition.
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Par contre, un
autre rapport non daté et intitulé " abattage de 3 arbres à abattre au stade
" existe et conceme 2 arbres situés dans la zone Belgacom. Dans ce cas, à part
la localisation des arbre, aucune précision, aucun état sanitaire n'ont pu m'être
donnés. Pourquoi ?
D'autant pIus que,
le hasard faisant mal les choses, ces deux arbres étaient situés à l'endroit
où des pieux devaient être et ont été enfoncés ! ! !
Etaient-ils malades
ou seulement dérangeants ?
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En conclusions,
je propose le vote de la motion suivante
Le Conseil Communal,
réuni en séance le 19 mars 2002 demande au Collège des Bourgmestre et Echevins
de :
1) mettre à l'ordre
du jour de chaque Conseil Communal, jusqu'à expiration du problème, l'état
de la situation concernant la conformité des travaux au permis accordé par la
Région pour l'installation de l'antenne GSM.
2) établir un règlement-taxe
permettant, à l'avenir, de mettre à charge des opérateurs de téléphonie
mobile l'équivalent des coûts des études préalables et de contrôle effectuées
par des services indépendants en vue de faire respecter la norme de 3 V/m.
3) mettre à l'ordre
du jour du prochain Conseil Communal la réaction de la tutelle à propos de l'ordonnance
de Police administrative votée à l'unanimité en février 2001 et concernant la
norme de 3 V/m. L'étude juridique éventuellement demandée par le Collège pour
défendre le bien fondé de cette ordonnance de Police administrative sera jointe
au dossier.
4) mettre à l'ordre
du jour du prochain Conseil Communal :
- l'état du dossier relatif aux abattages d'arbres envisagés dans le stade des
3 Tilleuls
- un état des lieux des arbres et arbustes abattus et/ou abimés par Belgacom
aux environs de I'antenne GSM. Copie des demandes de permis de régularisation
devra être jointe à ce point.
Je demande le vote
nominal pour chacun de ces 4 points.
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